Bulletin du 1er trimestre

Alors que la rentrée approche à grands pas pour certains, je fais de mon côté un auto-bulletin de mon premier trimestre…

Mis à part des énormes coups de fatigue en fin de journée, mes trois premiers mois de grossesse se sont vraiment super bien passés. Ayant déjà vu des femmes enceintes souffrir de nausées épiques (une pensée pour Maman sniffant ses écorces de mandarine en attendant mon frère), je mesure totalement ma chance d’y avoir échappé.

Pour moi, le premier trimestre a vraiment été un bon prequel de la grossesse. Tous les premiers éléments sont déjà en place mais on n’est pas encore rentré dans le vif de l’action. Les différentes étapes arrivent très lentement, ce qui permet de se faire à l’idée d’avoir un enfant progressivement. La hâte de réaliser la première échographie est telle que le temps semble s’étiiiiiiiiiiiiiiiirer à l’infini avant ce moment, un peu comme la dernière semaine précédant Noël… D’autant plus que le corps change lui-aussi très doucement les premiers temps. (j’ai même maigri en début de grossesse, pour mieux regrossir ensuite !)

Bilan du premier trimestre : presque parfait, félicitations.

Un seul petit tracas m’a rendu la vie difficile à la fin de cette première période : j’ai terriblement mal au coccyx !!! Visiblement, les chutes cumulées en quinze ans de pratique du patin à glace (bien que rares et toujours très artistiques) ont sensibilisé cet appendice fragile au fil des années. Une faiblesse qui s’est révélée au grand jour au cours de ma grossesse, lorsque ma posture s’est mise à changer pour supporter mon ventre naissant. Avoir mal au cul, ce n’est pas si grave en soi mais pas super pratique lorsque l’on travaille assise toute la journée…

Inconditionnelle d’Astérix depuis ma plus tendre enfance, je me suis donc imaginée en Malococcyx. Un bon prétexte pour relire « La Zizanie », afin de replonger dans cet univers pour m’en inspirer librement.

coccyx3

Il me semble que le personnage de Malococcyx existe déjà, mais je n’ai pas réussi à le retrouver. Si quelqu’un peut m’en dire plus, je suis preneuse de toute information en votre possession !

Je vais maintenant pouvoir rentrer dans le vif du sujet, en entamant la rubrique « Alien, le huitième passager ». Quand l’alien commence à manifester sa présence et qu’on ne se sent plus du tout seule dans son propre corps… Are you ready ?

Publicités

My babe is an animal

Autres réactions sympathiques lorsque j’ai annoncé ma grossesse, chacun a imaginé un animal différent pour mon futur bébé…

J’ai eu droit, en vrac, à : oisillon, souriceau, loutre, pingouin, chaton, écureuil, renardeau, éléphant, raton-laveur, louveteau, aiglon, ourson, …

Bon, je pense que si j’avais donné moins de surnoms d’animaux aux gens dans ma vie, j’en aurais reçu moins en retour ! Mais j’ai été sidérée par la diversité et la longueur de la liste…

Merci mes petits ragondins pour votre imagination bestiaire débordante !
Voilà le top three de mes animaux chouchous, version bébés trop choupis, pour vous récompenser de vos efforts ! (oui oui, c’est archi-niaiseux… que voulez-vous les hormones me travaillent ardemment…)

animaux4

Petites annonces…

Le jour de la première écho, rassurée à la vue du bébé frétillant dans mon ventre comme une disco-loutre, j’ai enfin pu annoncer la bonne nouvelle à ma famille. Ma Maman m’a aidée dans cette tâche herculéenne et s’est occupée d’appeler mes oncles et tantes. De mon côté, j’ai appelé mes Mamies (les deux en même temps, pas de jalouses !) puis j’ai textoté tous mes cousins de mon pouce droit bien entraîné. Tout en bouclant ma déclaration d’impôts sur Internet de la main gauche. Car oui, comme chaque année, je m’y suis encore prise le dernier jour pour la faire malgré les divers rappels de ma Maman. Shame on me !

Au fil des jours, j’ai annoncé la nouvelle de vive voix à mes amis proches habitant encore à Clermont. A tous ceux qui sont loin de chez eux, (et qui ont dans leurs yeux quelque chose qui fait mal…*)  j’ai envoyé un petit dessin pour annoncer la nouvelle. Je vous le livre en non-exclusivité.

petite-annonce90% des gens ont eu des réactions que l’on pourrait qualifier de normales : joie mêlée d’étonnement, surprise totale, petite larmichette d’émotion… Mais quelques-uns se sont démarqué et ont su me surprendre avec des réactions totalement inattendues ! Je vous livre un petit hit parade de ces phrases que l’on n’imagine pas entendre en annonçant à quelqu’un  que l’on va devenir maman. Par respect pour leurs auteurs, je conserverai leur anonymat. 😉

reactions

Plus sérieusement, un IMMENSE MERCI à tous ceux qui aiment déjà ce petit alien, et qui sont à nos côtés dans cette aventure. Luvya !

 

* si vous souriez à la lecture de cette référence pourrie, consultez sans plus attendre…

Rencontre du troisième type

C’est très difficile pour moi de relater la toute première échographie aussi longtemps après… alors que je viens tout juste de passer la deuxième ! ^^ Mais comme je ne voulais pas attaquer ce blog trop tôt, il me faut faire de grands flash-backs, avant d’être enfin à jour.

En même temps, la toute première échographie, c’est assez inoubliable. (oui, je tombe dans les clichés niaiseux et je l’assume.) La mienne a eu lieu le 10 juin, date facile à retenir pour moi puisque c’est le jour de l’anniversaire de mon petit frère. (et la veille de mon propre anniversaire) Toujours aussi bien organisée, je ne m’y suis pas prise assez tôt pour la passer au CHU, donc j’ai fait appel à un labo. J’avais laissé le choix dans la date (notez cette jolie contrepèterie) à ma toubib, car je n’avais absolument aucune idée de la date des mes dernières ranioutes. Elle doit être douée au poker, parce qu’on est tombé pile poil au bon moment, à deux jours près.

Le 10 juin donc, le laborantin a examiné le bébé sous toutes les coutures pendant ce qui m’a semblé être une éternité. Puis on a ENFIN eu le droit de regarder nous-aussi. Pierre ayant parié que je chialerai, je me suis retenue de toutes mes forces. (la fierté, ça n’a pas de prix !) Ça n’a pas été facile, parce que c’était vraiment très très émouvant de voir cette petite chose bouger à l’écran en temps réel. N’ayant eu ni nausées, ni aucun autre désagrément les premiers mois, ayant perdu du poids au lieu d’en prendre, je crois que c’est en voyant le bébé bouger que j’ai vraiment réalisé que c’était pour de vrai. C’est assez incroyable et rassurant d’entendre le laborantin nommer les différents membres et organes tout en nous les montrant à l’écran. (parce qu’il faut avouer qu’on a parfois besoin d’un coup de main pour reconnaître les pièces du puzzle…) Même en miniature, on voit déjà les jambes, les bras, les mains, le cerveau, le cœur qui bat… et on réalise que ce petit alien est en train de devenir un véritable humain, du haut de ses 5 cm. Et qu’il bouge dans tous les sens pendant que soi-même on vit en parallèle. Complètement fou.

Une seule petite remarque du laborantin a failli gâcher le plaisir de cette première rencontre avec l’alien.

echo2Bon alors, ce cher homme n’y est certainement pour rien, et je crois même que c’était plutôt un compliment visant à montrer que le bébé est bien formé… Mais il est tombé PILE sur le détail de mon physique sur lequel on m’a le plus taillée durant ma courte vie. Je ne compte plus le nombre de fois où on m’a demandé comment je me suis cassée le nez. Et je n’oublierai jamais le médecin qui m’a dit que j’avais de beaux yeux mais qu’il fallait à tout prix faire quelque chose pour cet horrible nez… Heureusement que j’ai appris à l’aimer, et que je ne l’échangerai à présent pour rien au monde contre un banal petit nez en trompette, sinon j’aurais pu étriper ce pauvre laborantin. (quelques années plus tôt je l’aurais dépecé… mais bon quelques années plus tôt je n’aurais jamais été enceinte, le timing n’est pas si mal pour une fois) Et sans vouloir balancer, je crois bien que l’alien a fait un fuck de solidarité à mon tortionnaire en douce… Brave petit !

Dernier point et non des moindres, on a enfin su à quelle date devrait avoir lieu l’expulsion de l’alien. Comme je le disais plus tôt, j’étais plus que paumée dans les dates jusque là, et du coup impatiente de savoir quand allait naître mon bébé. Histoire de savoir si son signe astrologique serait compatible avec le mien et tout un tas d’autres détails cruciaux pour notre avenir.

Tenez-vous bien, le bébé veut se faire remarquer dès la naissance, en prévoyant de se pointer… LE 31 DECEMBRE !!! Sérieusement? Moi qui me plains tous les ans de tomber sur des plans foireux pour les réveillons, je crois que je ne peux pas trouver meilleure excuse pour ne pas le fêter cette année…

Mon utérus, ma bataille

A partir du moment où ma famille proche a été au courant de la nouvelle, j’ai découvert un aspect désagréable de la grossesse qui ne m’avait pas encore frappée. Les notions d’intimité les plus basiques sont jetées aux oubliettes, le corps de la femme enceinte devenant un sujet de discussion aussi banal que la hausse des prix.

J’ai atteint mes limites lors d’un repas de famille, lorsque mon mec a rapporté les propos de la sage-femme sur mon utérus, « maintenant de la taille d’une orange », précisant au passage que j’avais à la base « un utérus rétroversé, trop bizarre non ? »
uterus13C’est moi qui suis trop pudique ou vous-aussi vous évitez de parler de vos organes génitaux en famille le dimanche midi ?

Grande annonce

Ayant déjà mis ma sœur dans la confidence, j’ai eu très rapidement envie de partager la nouvelle avec le reste du noyau dur de ma famille : mes parents et mon frère. Une occasion parfaite se présentait à l’horizon : l’anniversaire de mon père, un mois pile avant la première échographie. ll ne manquait plus qu’à trouver une idée pour annoncer la nouvelle… car je ne me voyais pas vraiment balancer de vive voix entre le fromage et le dessert : « Ah tiens, au fait, je vais avoir un chiard ! C’est cool, hein ? »

Par chance, ma mère a eu l’idée de ressortir ses albums de mariage et l’une des photos m’a donné l’inspiration que j’attendais. Une photo représentant mes parents le lendemain du mariage, réveillés par les invités leur apportant le fameux « pot de chambre » traditionnel, rempli de champagne et truffes en chocolat. Devant la poésie et la fraîcheur de ce rite de passage, vous devez vous demander quel est le rapport avec le schmilblick. Figurez-vous qu’une personne sur cette photo a retenu tout particulièrement mon attention.

GROSJOJO.

Petit rappel pour les incultes, Grosjojo est l’un des plus célèbres représentants des Bisounours, ces petits oursons joufflus qui sauvent le monde en envoyant des arc-en-ciels magiques avec leurs ventres.

Il est également une composante essentielle de ma mythologie familiale. Pour la petite histoire romantique, mon Papa l’avait offert à ma Maman lors de leur rencontre. Je l’ai ensuite reçu en cadeau quand j’étais enfant. Une vraie mascotte familiale, presque un totem.

Grosjojo donc, avait passé la nuit de noces en compagnie des mariés. Et il allait aujourd’hui revenir dans la lumière et devenir mon allié pour annoncer à ma famille que j’allais bientôt devenir maman.

bisounours-power2

Je ne suis pas allée jusqu’à me déguiser en Bisounours pour annoncer la nouvelle… J’ai préféré miser sur LE Grosjojo original, qui devait être le clou de la soirée d’anniversaire, emballé dans un sac Walt Disney avec un petit manuel des futurs grands-parents entre les pattes. Une manière originale d’annoncer que notre famille de Bisounours allait bientôt s’agrandir…

Seulement voilà. Tout ne s’est pas déroulé exactement comme prévu.
Mon père finissant le travail tard, nous avons déballé ses cadeaux vers 23h… Lorsque j’ai amené mon dernier cadeau, j’ai fait mine que ce n’était rien d’important, pour ne pas gâcher l’effet de surprise. Du coup, ma mère n’a pas prêté attention une seule seconde au déballage de ce cadeau. Ma sœur, complice, souriait en douce. Pierre et moi guettions nerveusement les réactions de mes parents et de mon frère… qui ont tardé à arriver.

Mon idée était peut-être un peu trop originale et alambiquée. Mon père a cru que le manuel des futurs grands-parents était une manière de le traiter de vieux. Notre locataire, Lulu, a été le premier à comprendre de quoi il retournait. Lorsque mon frère et mon père ont percuté, ma mère avait encore un temps de retard, n’ayant pas écouté la conversation. C’est le silence ambiant qui l’a ramenée vers Grosjojo. Lorsqu’elle a compris de quoi il retournait, elle n’y croyait pas !

Nous n’avions parlé à personne de notre projet d’avoir un enfant, la surprise a donc été totale pour ma famille. L’émotion est venue après, peu à peu. Le sac Disney est toujours accroché au-dessus de la fenêtre du salon, en souvenir de l’anniversaire où mon père « a pris 10 ans d’un coup ». (je cite.)

En dessinant les Bisounours de cet article, j’ai eu une prise de conscience soudaine : notre mascotte familiale est un ourson jaune dodu sous LSD. Un bien bel exemple pour la jeunesse !

mascotte2

Et en même temps, cela nous correspond tellement bien… que ce serait dommage de priver notre enfant d’un tel modèle d’optimisme forcené !